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LUTTE
CONTRE L'AMBROISIE
Etudes sur
2 méthodes d' éradication des ambroisies :
l'eau chaude et la tonte
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Jean
Claude ANFRYE, Michel POET
(Association "CHASSIEU
ENVIRONNEMENT - AFEDA)
(juillet/août 2000 et 2001)
Première campagne (2000). L'association " Chassieu Environnement
" a lancé en juillet 2000 un essai de caractérisation de destruction
de l'ambroisie par aspersion d'eau chaude, sur des plants d'ambroisie
récoltés dans la nature et repiqués sur une parcelle de terrain
préalablement labourée. Le matériel employé pour cet essai était
un " nettoyeur haute pression " capable de débiter de l'eau
chaude. Ce matériel a été utilisé comme un appareil fournissant
de l'eau chaude (le pulvérisateur avait été démonté) à une pression
d'environ 6 bar et à une température de 85°C.. Deux essais ont
été réalisés à 15 jours d'intervalle. Lors du premier essai
les plants mesuraient environ 30 cm. Lors de la deuxième expérimentation
ils avaient atteint 70 cm. Cette campagne a montré que les plants
d'ambroisie soumis à une aspersion d'eau chaude à 85°C, pendant
un temps de 20 secondes dépérissaient complètement en deux à
trois jours Il n'a pas été constaté, au cours du temps, de "
reprise " de la végétation sur les plans traités.

Deuxième
campagne (2001). En juillet 2001, l'Association " Chassieu
Environnement " a procédé à deux nouvelles expérimentations
de destruction de l'ambroisie dans la nature, sur des plantes
Ambroisies non transplantées : une expérimentation de destruction
par l'eau chaude, une expérimentation sur la tonte de l'ambroisie
Eau chaude : L'eau chaude était fournie par un générateur d'eau
chaude embarqué sur un camion.
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L'eau
était à une pression d'environ 6 bar et à une température de
95°C (photo 1). La zone traitée comportait des plantes ayant
environ 70 cm de haut, réparties sans espace libre entre les
pieds (zone dense), contrairement à l'essai réalisé en 2000
(photo 2, 5).
Le quantité d'eau à employer est de l'ordre de 2.5 litres par
pied d'ambroisie, en zone dense, pour des plants atteignant
70 cm de haut. Si on traite les plantes plus tôt (mai/juin),
lorsqu'elles ne mesurent que 20 à 30 cm, la quantité d'eau à
utiliser peut être estimée à moins de 1 litre par pied.
L'association s'est aussi intéressée à l'impact que pouvait
avoir l'eau chaude sur l'écosystème des " zones traitées ".
Après un suivi d'une durée de plus d'un mois après le traitement,
nous avons constaté que l'herbe continuait à pousser normalement
au pied des plants d'ambroisie desséchés (qui eux seuls avaient
été " insolés ") et que la vie animale (insectes) était comparable
à celle rencontrée dans les zones voisines, infestées ou non
d'ambroisie.
Les résultats obtenus lors de cette campagne sont comparables
à ceux des essais réalisés en 2000. Les plants " traités " sont
détruits complètement et définitivement au bout de deux à trois
jours. Fin août il n'a pas été constaté de reprise de végétation
sur les plantes " traitées " (Photos 3, 4, 6, 7,12).
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(Essai
1) 1 : Insolation - eau = 95°C

(Essai 1) 2 : Etat initial du champ
d'ambroisie
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(Essai 1) 3 : Etat du champ 10' après
insolation |

(Essai 1) 4 : Etat du champ après
une semaine
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(Essai 2) 5 : Etat initial du champ
d'ambroisie |

(Essai 2) 6 : Etat du champ après
insolation
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(Essai 2) 7 : Etat du champ après
une semaine |

(Essai 3) 8 : Etat initial du champ
d'ambroisie
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Tonte :
Lors du premier essai (mi juillet) l'Association a procédé à
un fauchage manuel, à une hauteur de 5 cm, d'une zone ou la
densité d'ambroisie était très importante.
Fin août on constate que les plants d'ambroisie " fauchés "
mesurent environ 40 cm, qu'ils ont repoussé avec un nombre de
branches par pieds plus important que celui constaté sur des
plans d'ambroisie voisins qui n'ont pas été fauchés (qui eux
mesurent près d'un mètre de haut).
On remarque aussi que les fleurs sur chaque branche sont aussi
nombreuses et au même niveau de développement que celles des
plantes voisines non traitées (photos 8, 9, 10, 11)
Le fauchage semble renforcer le développement en volume des
plantes d'ambroisie. Il ne retarde pas la floraison s'il est
pratiqué en juillet.
On déduit de cet essai que pour interdire toute inflorescence
de la plante le fauchage doit être répété aussi souvent que
nécessaire.
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(Essai 3) 9 : ambroisie fauchée
le 07/08/2001

(Essai 3) 10 : ambroisie fauchée
le 26/08/2001
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(Essai
3) 11 : ambroisie fauchée le 26/08/2001
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(Essai
3) 12 : ambroisie fauchée le 26/08/2001
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Conclusion générale :
Le procédé de destruction de l'ambroisie par l'eau chaude
est une méthode écologiquement propre qui permet une destruction
définitive de la plante, tout en respectant l'écosystème.
Pour obtenir une efficacité maximale, dans les zones ou l'infestation
présente une forte densité de plante, il semble judicieux
de procéder à un fauchage préalable afin d'économiser le volume
d'eau utilisée. Les essais de fauchage démontrent de nouveau
que pour être efficace cette technique doit être renouvelée
autant que nécessaire afin que la plante ne puisse pas atteindre
la floraison.

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